LE MARCHÉ DU LUXE FRANÇAIS Source de l'image: https://www.mazars.fr/Accueil/News/Publications/Etudes/Les-savoir-faire-dans-la-mode-et-le-luxe
La France domine le marché mondial du luxe
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LVMH, L'Oréal, Kering et Hermés : à elles seules, ces quatre marques françaises représentent un quart des ventes réalisées par les 100 plus grosses entreprises du secteur du luxe. C'est ce que revèle un classement publié par le cabinet de conseil Deloitte et publié le 29 mai. Sur la base des données disponibles, le cabinet a classé les entreprises du secteur du luxe selon les ventes réalisées au cours de l'année précédente.
3 entreprises françaises dans le top 10
La France compte, au total, neuf entreprises dans ce classement, dont quatre parmi les quinze premières, consolidant ainsi sa place de leader. Sans surprise, c'est LVMH, avec ses 70 marques (dont Céline, Séphora, ou Vuitton) qui conserve la place de numéro 1 mondial. En 2018, le groupe a réalisé, sur les produits de luxe, plus de 23 milliards de dollars de ventes, un chiffre en augmentation de 5% par rapport à l'année 2016. En deuxième position, on retrouve le groupe américain Estée Lauder suivi du suisse Richemont.
Côté français, Kering et L'Oréal intégrent également le top 10. Si la France est numéro un pour le total des ventes, c'est l'Italie qui est numéro un pour le nombre d'entreprises présentes dans le classement avec 24 groupes dont Gucci, Prada et Armani.
"Le marché du luxe s’est relevé". C'est par ces mots que Bénédicte Sabadie, associée en charge du secteur luxe chez Deloitte, analyse le rapport. Toutes entreprises confondues, les cent plus gros groupes du luxe ont réalisé un total de 217 milliards de dollars de ventes en une seule année. "La Chine, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni et les Etats-Unis représentent 83% des ventes et 90% du chiffre d’affaires du Top 100", explique la responsable.
Pour 2018, le cabinet table sur des résultats au moins aussi bons. "Le fait que le marché global en 2018 enregistre une croissance à simple ou deux chiffres dépendra de plusieurs facteurs, notamment de facteurs géopolitiques qui pourraient fortement impacter le tourisme. La croissance dans les produits de luxe se maintiendra, à l’inverse de beaucoup d’autres secteurs", commente Bénédicte Sabadie.
Combien sont les petites pépites cachées du luxe français ? "Elles sont plusieurs centaines, car c'est un savoir-faire français, comme par exemple la société Arsoie-Cervin, qui fabrique des bas de luxe. Parmi ses clientes régulières, on compte Beyoncé, mais aussi les danseuses du Crazy Horse. Cette entreprise exporte 50% de ses produits", explique Sophie Lanson. Et d'ajouter : "Autre produit d'exception : la dentelle de la société Solstiss. Elle avait notamment embelli la robe de mariée de Kate Middleton. 86% de son chiffre d'affaires se fait à l'étranger. Ou encore, les chapeaux haut de gamme de Céline Robert, qui écoule 80% de sa marchandise à l'étranger."
150 milliards d'euros de chiffre d'affaires
Sans oublier les grands groupes français qui pèsent lourd sur le marché mondial et qui représentent un secteur incontournable de notre économie, avec 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit plus que les secteurs de la construction automobile et de l'aviation.
Source: France 2 France Télévisions Mis à jour lepublié le
LINGERIE: UN LUXE FRANÇAIS
Le salon de la lingerie ouvre à Paris le 19 janvier
Un bel imprimé léopard pour des femmes audacieuses. Depuis 130 ans, les dames Cadolle se succèdent à la tête d'une entreprise de lingerie de luxe. Six générations, avec une aïeule connue dans le monde entier pour son idée géniale. En plein règne du corset, Herminie Cadolle invente le premier soutien-gorge. En 1889, elle coupe le corset en deux et permet aux femmes de respirer. Depuis son entreprise prospère, au-delà des modes se transmettant de mères en filles. "Cadole c'est un bijou, on ne peut pas laisser ça s'éteindre", explique Poupie Cadolle. "On travaille entre femmes pour la beauté, l'élégance, Paris, la tradition française, les dentelles, un tellement grand savoir-faire".
600 euros en moyenne pour un soutien-gorge
C'est ici que passe en toute discrétion une clientèle fortunée. Beaucoup d'Américaines et de princesses du Moyen-Orient sont prêtes à dépenser 600 euros en moyenne pour un soutien-gorge. Les stars du show-biz craquent également pour ces modèles de haute couture, jusqu'à Beyoncé qui, pour son fameux clip au Louvre, choisit un corset Cadolle. Dans l'atelier, les culottes et soutiens-gorges sont uniques, réalisés à la commande de chaque cliente. Du sur-mesure dans les plus belles matières. Face à la concurrence mondiale dans le luxe, Cadolle développe aussi le prêt-à-porter. Beaucoup plus accessible, il représente aujourd'hui 60% de son chiffre d'affaires.
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5% DES FRANÇAIS DISENT NE PAS
VOULOIR D'ENFANTS
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Ils sont amoureux, ont la trentaine et ne veulent pas d'enfants. "Depuis que je suis enfant, du plus loin que je me rappelle, même étant petite, je disais à ma mère que je n’aurai pas d'enfants", explique Tiphaine Maquet. Maxence Melvedere, son compagnon, n'a jamais voulu d'enfants n'ont plus. Il est marqué par une enfance difficile, durant laquelle il a souffert d'un manque d'affection. Cela le dissuade de devenir parent à son tour. "Quoi qu'il se passe, on va reproduire un petit peu ce que nos parents nous ont inculqué et éduqué. J'en avais peur même de reproduire", explique Maxence Melvedere.
Un sujet tabou
Comme eux, un peu plus de 5% des Français déclarent ne pas vouloir d'enfants. On les appelle les "no-kids", ce qui signifie pas d'enfants, en anglais. Certains ont envie de rompre avec le passé familial, d'autres estiment ne pas avoir de place dans leur quotidien pour un enfant. La vie de Laure Baco, 30 ans, tourne autour des vinyles, qu'elle bichonne avec amour. Cette disquaire sillonne la France pour vendre ses trésors. Elle ne compte pas les heures et travaille souvent les week-ends. Une vie sans enfants, mais non sans projet pour autant. Avec son compagnon, ils partagent la passion des voyages et veulent se marier. Lui annoncer qu'elle ne voulait pas d'enfants a été un moment difficile pour Laure qui craignait de le perdre. Ne pas avoir d'enfants reste à ce jour un sujet tabou, comme le souligne une psychologue rencontrée par France 2.
Source: France 2 France Télévisions Mis à jour lepublié le
5% des Français ne souhaitent pas d'enfants
"Depuis l'âge de 15 ans, je rêvais d'être maman. J'en voulais même plusieurs, raconte Hélène, âgée de 33 ans et en couple depuis 8 ans. Mais un jour, j'ai enfin admis et accepté que ce rêve n'était pas vraiment le mien et que même si j'adore les enfants, je ne suis pas faite pour ça !". Le cas d'Hélène est loin d'être unique. Quant à Emmanuel, 48 ans et actuellement célibataire, il assume sa position : "Être père ne m'a jamais intéressé. Ce non désir a toujours été présent depuis l'âge de 20 ans". Quant à Virginie, enseignante en disponibilité, âgée de 42 ans et en couple depuis 18 ans, elle n'en souhaite pas non plus : "Pendant longtemps j'ai cru que le désir d'enfant allait venir comme quand on tombe amoureux, comme ça sans prévenir, mais cela ne s'est jamais produit...".
Ces témoignages ne sont pas anecdotiques puisque l'INED, l'Institut national d'études démographiques, évalue à 5% de la population la proportion d'hommes et de femmes ne voulant pas avoir d'enfants.
Certains l'envisagent dès leur plus jeune âge, tandis que d'autres affirment leur décision en vieillissant. La sociologue Anna Gotmann, auteur du livre Pas d'enfant, la volonté de ne pas engendrer (éditions de la Fondation Maison des sciences de l'homme), estime que cette volonté a toujours existé dans une tribune du Monde en date du 24 février 2018. Mais un mouvement rassemblant ceux qui ne veulent pas procréer est très récent et remonte à la fin du XXe siècle. Les Américains, friands de qualificatifs chocs, les ont baptisés childfree, libres d'enfant mais aussi de nuits sans sommeil, de rendez-vous chez le pédiatre ou l'orthodontiste, de contraintes diverses et variées.
Ce terme est perçu par ses militants comme nettement plus positif que les childless (ou sans enfant). S'il est mentionné dans cet article français, c'est parce qu'il illustre davantage à quel point ce choix de vie est vécu comme épanouissant par ceux qui le revendiquent. Un choix qui questionne la société et qui reste toujours empreint de suspicion, de jugement moral, d'incompréhension…
Choix personnel ou choix de couple
Hélène a initié sa réflexion à la suite du décès brutal de son père. Elle est tombée enceinte accidentellement et a subi une IVG puisque la grossesse ne tombait pas au bon moment. S'en est suivie une discussion avec l'obstétricienne sur la contraception qui a servi de déclic : "J'ai réalisé que je voyais bien ma vie sans enfant, se souvient Hélène. J'ai accepté le fait que ce n'était pas grave, que ce n'était pas un mal et surtout que je pouvais m'épanouir autrement en tant qu'individu, remettre en cause mon statut de femme".
À 35 ans, Cystine ne s'imagine pas non plus enceinte et n'a pas envie de "couver pendant neuf mois" compte tenu des effets négatifs d'une grossesse. "De plus, tante de trois neveux et après des années d'animation périscolaire, je confirme n'avoir aucune patience, pédagogie ni fibre maternelle...", ajoute-t-elle.
Un travail de Magali Mazuy sur l'infécondité volontaire[1] et fondé sur les chiffres de l'INED, offrait quelques précisions : 6,2% des hommes et 4,5% des femmes estimaient ne pas en désirer. Plusieurs raisons étaient invoquées par les auteures pour expliquer l'absence de désir d'enfant : une auto-exclusion du fait du célibat, un refus de s'engager dans une vie de couple, d'avoir une famille ou encore une volonté de ne pas répondre aux schémas classiques. "On a toujours droit au commentaire «mais tu n'aimes pas les enfants», témoigne Emmanuel, résigné. Mais si, j'aime les enfants, ceux de mes amis ou mon neveu, et je n'ai pas de problème de contact bien au contraire ! ".
Quant aux couples, ils étaient 3,4% à ne pas désirer de progéniture ; avoir un enfant ensemble est considéré comme un processus de continuité du couple stable ; c'est la norme attendue et la plus fréquente. Mais le plus souvent, les deux partenaires d'un couple qui ne veut pas d'enfant, sont consensuels dans le non désir d'enfant ; on imagine facilement qu'une divergence sur le projet parental, dans un sens ou l'autre, aboutit à une séparation.
Un partenaire compréhensif… ou pas
"Il m'est très difficile de faire entendre ma volonté de ne pas avoir d'enfant, surtout auprès de ma famille et même de mon compagnon, déplore Justine. Au début de notre relation, je l'ai mis au courant lui précisant qu'à partir de ce jour, s'il restait c'est qu'il acceptait ce fait. Il est resté mais je sais qu'il finira par remettre ce sujet sur le tapis et peut-être même par s'en servir comme motif de rupture". Emmanuel estime aussi que sa volonté aurait été problématique à terme, lorsqu'il était en couple.
Mais aussi bien pour Virginie que pour Cystine et Hélène, les hommes qui partagent leur vie partagent également leur point de vue sur les enfants. "Mon compagnon est assez d'accord sur le sujet car il nous arrive d'en parler, confirme Cystine. De la même façon que l'on choisit de ne pas vivre ensemble avec mon compagnon, on choisit de prendre soin de nous et nous préserver...". Le compagnon d'Hélène, plus âgé qu'elle, est dans le même état d'esprit. "On arrivait à une période de nos vies où avoir des enfants n'était pas le programme et on conçoit une vie heureuse sans avoir d'enfants, reprend Hélène. Nous nous épanouissons dans le théâtre, il a une société qu'il fait évoluer. Il passe du temps avec sa nièce et s'épanouit dans ce rôle". "On prend également soin de nos deux petits chats", ajoute la jeune femme en plaisantant.
Comme le montrait le travail cité précédemment de Magali Mazuy, il est fort probable que si le couple dure, c'est parce qu'il partage la même vision à ce sujet.
Entre désir de liberté et refus de transmission
Toujours est-il que face à la pression de la société, aux multiples questions des proches ou aux regards embarrassés, la plupart des personnes concernées se sentent obligées de justifier leur choix et de lui trouver une raison logique. Ils ont davantage réfléchi à la question que la plupart de ceux qui fondent une famille, et leur réflexion complète les raisons théoriques invoquées dans le travail de Magali Mazuy. "Les enfants, je les côtoie tous les jours, avant dans mon métier d'enseignante et depuis quatre ans, comme animatrice dans un centre social et culturel, reprend Virginie. Peut-être que si l'envie ne m'est jamais venue, c'est parce que j'avais ma dose quotidienne de contact avec les enfants et que je n'avais pas besoin de plus. Peut-être que le modèle de mes parents avec une mère disponible à la maison pour ses enfants n'étant pas mon mode de vie, je ne me voyais pas infliger à un enfant la course du quotidien. Ou peut-être tout simplement que l'envie n'est jamais venue…".
Certains avancent aussi qu'une famille est chronophage et coûteuse ; ils optent pour davantage de légèreté et ils préfèrent profiter de la vie sans enfants, en sortant et voyageant comme bon leur semble. Ce que confirme Hélène : "Je tiens à ma liberté de femme de pouvoir partir en week-end à l'improviste, de pouvoir rester tard au travail… Certains disent que c'est égoïste mais choisir de faire des enfants aussi, puisque ce sont eux qui choisissent à la place des enfants !"
Pour d'autres, c'est au contraire le sens des responsabilités et le monde actuel qui ne parviennent pas à susciter l'envie d'une progéniture. "C'est une responsabilité immense que je n'assume pas et ce n'est pas quelque chose qui se prend à la légère, analyse Emmanuel. De plus, je suis quelqu'un de plutôt pessimiste sur l'évolution du monde et je n'ai pas envie de faire subir ce monde que je n'aime pas à mes enfants. Finalement, c'est peut-être parce que je les aime que je n'en veux pas… Je n'ai pas envie de ce monde pour eux".
Cette réflexion est partagée par Cystine : "Le contexte social, professionnel, et politique, la mondialisation, le réchauffement climatique sont d'autant plus de critères dissuasifs. Par ailleurs, mes histoires personnelle et familiales, ainsi que la société, ne me donnent pas envie de transmettre quoi que ce soit à un nouveau-né…". En effet, à la recherche d'un emploi qu'elle peine à trouver, elle estime qu'il n'y a aucun bel avenir pour un enfant et s'avoue très inquiète pour ses neveux et nièces.
Une injonction à la justification
Devant une telle volonté, la majorité des interlocuteurs prennent position, évoquant un égoïsme exacerbé, se perdant en conjectures sur une infécondité potentielle ou sur une future rencontre qui changera la donne, ou en restant figés dans leur incompréhension. "On est dans une société très normée, où nous sommes faits pour nous reproduire et dès l'instant où l'on déroge à la règle, on dérange…, évalue Emmanuel. Il y a toujours une pression de l'entourage, la norme est forcément de vivre en couple et d'avoir un voire deux enfants. Cela choque énormément, cela fait anormal dès que l'on sort de la norme". En aucun cas, le non désir d'enfant ne peut être une volonté assumée, voire épanouie ; il cache forcément soit une impossibilité physique, soit un égoïsme exacerbé...
À 23 ans, Justine est sûre d'elle et elle ne veut pas d'enfant. "Comme beaucoup de femmes, j'ai eu le droit aux réflexions : Mais tu es jeune ou pourtant être femme, c'est ce qu'il y a de plus beau, ou encore tu crois que finir en vieille fille aigrie, c'est une vie ?" Rien n'y fait, elle ne se voit absolument pas mère, malgré le nombre conséquent de réflexions. Elle estime que ces remarques négatives viennent toujours de personnes avec plusieurs enfants, qui en ont toujours voulu ou qui ont grandi dans des familles "parfaites", ce qui n'a pas été son cas.
Toutefois, Hélène et son ami ont bénéficié de réactions beaucoup plus compréhensives et s'estiment chanceux : "Ma maman était déçue mais elle a accepté mon choix et elle ne m'a pas forcé la main, relate-t-elle. Ma belle-famille était également déçue et on l'a expliqué à nos amis et tous, ils ont compris que ce choix était mûrement réfléchi et ça a été accepté…". Une explication rationnelle et argumentée facilite vraisemblablement l'acceptation des proches.
La société plus indulgente avec les hommes ?
"Les hommes qui ne souhaitent pas d'enfants passent presque inaperçus dans notre société, relance Justine. Mais une femme ne souhaitant pas procréer est presque un monstre que l'on doit à tout prix pousser à la culpabilité !" La femme existe par son statut de mère depuis des millénaires… Ce statut a contribué à la construction identitaire des femmes ; il donnait et donne encore un sens à leur vie. En tout cas à la plupart d'entre elles mais pas toutes puisque certaines se rebellent contre cette convention
et revendiquent leur liberté à ne pas vouloir d'enfant, tout en étant heureuses dans leur vie.
Du côté masculin, une telle décision passe davantage inaperçue et elle reste moins stigmatisée, le schéma traditionnel sociétal privilégiant davantage la vie professionnelle au statut de père. Un fait que reconnaît volontiers Emmanuel même s'il le nuance : "Une femme qui ne veut pas d'enfants, soit on n'y croit pas, soit elle est mal vue parce qu'on est dans le vieux schéma traditionnel où la maternité est la raison d'être de la femme... Les hommes sont mieux jugés que les femmes, même s'il y a un côté suspect, égoïste, instable".
La société a bien du mal à sortir des schémas conventionnels. Il paraît surprenant que l'on ne questionne jamais la volonté d'avoir des enfants alors que le choix inverse est toujours jugé avec suspicion ou sévérité. Davantage de tolérance et d'acceptation de la différence faciliteraient la vie de tout le monde, avec ou sans enfants…
[1] L’infécondité volontaire : définitions et mesure Magali MAZUY Institut national d’études démographiques Charlotte DEBEST Institut national d’études démographiques. Actes du XVe colloque national de démographie. 2010
Source de l'image:https://www.marianne.net/societe/trottinettes-electriques-peril-vert-sur-les-villes
La trottinette électrique est un petit phénomène national. On la trouve partout, mais surtout de manière anarchique. La loi n'avait pas anticipé cette tendance, de sorte que l'utilisation souvent sans casque de la trottinette sur les trottoirs, à contresens ou dans les couloirs de bus pose un vrai problème. La sécurité routière a d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme face à la hausse exponentielle des accidents. Il y a quelques jours, la présence d'un homme en trottinette sur une autoroute à 85 km/h a fini d'alarmer.
Cinq morts en 2017
Avec la mise en place des trottinettes électriques en libre-service, c'est devenu la loi de la jungle avec ces engins qui se faufilent partout en faisant fi du code de la route. Très vulnérables, les conducteurs sont en première ligne en cas de choc. Depuis 2013, 1 378 accidents ont été enregistrés. En 2017, cinq personnes sont mortes à la suite d'accidents sur une trottinette électrique.
Source: France 2 France Télévisions Mis à jour lepublié le
Alors qu'ils peuvent atteindre 40km/h, ces engins en libre-service se multiplient. Et ils posent problème avec les piétons.
Mais qui dit nouvel opérateur, dit aussi plus de véhicules qui occupent l'espace public. Se pose alors la question du partage de la voie publique, notamment avec les piétons.
La question est d'autant plus importante que ces trottinettes, qui peuvent atteindre les 40 km/h, sont souvent utilisées sur les trottoirs. Voilà pourquoi Christophe Najdovski, maire-adjoint chargé des transports et de l'espace public, estime qu''une régulation de ces déplacements et (une) réglementation nationale pour définir la catégorie des véhicules" sont aujourd'hui nécessaires.
OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE
Source de l'image; https://www.halteobsolescence.org/alerte-sur-lobsolescence-programmee-chez-apple/
À Palaiseau (Essonne), dans la chambre de Raphael, un homme trône comme s'il s'agissait d'une rockstar. Steve Jobs, le créateur d'Apple. Un dieu pour cet étudiant en économie. Il collectionne tous les produits de la marque. "J'ai quasiment tous les modèles", explique-t-il. Toutes ses économies y passent : il dépense 3 500 euros par an pour sa marque fétiche. Apple est une entreprise de séduction massive, qui frappe des millions de personnes sur toute la planète.
Un procès en France ?
Avec un chiffre d'affaires de 236 milliards d'euros en 2018, c'est l'une des sociétés les plus riches du monde. Une incroyable réussite basée sur un produit qui a révolutionné nos vies : l'iPhone. Mais depuis quelque temps la popularité du géant américain vacille. Le 24 octobre dernier, l'autorité italienne l'a épinglé et lui a infligé une amende de 10 millions d'euros pour pratique commerciale malhonnête. En cause : des mises à jour qui ralentissent les téléphones et qui vous poussent ainsi à racheter un appareil neuf. Cette pratique porte un nom : l'obsolescence programmée. En France, une association compte bien porter plainte contre Apple pour cette raison. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour tromperie et obsolescence programmée. Impossible d'affirmer pour l'instant qu'un procès en découlera.
Source:France 2 France Télévisions Mis à jour lepublié le